L’ESCRIME, UN SPORT PEU CONNU AU BENIN
La Fédération Béninoise d’Escrime (FBE), est l’une des plus jeunes associations nées au Benin. Pour le commun des béninois ce sport de combat reste encore une découverte , nonobstant la volonté de son président.
Loin d'être un sport prisé, l'escrime au Bénin reste encore une discipline à vulgariser. La Fédération Béninoise d'Escrime est l'une des plus jeunes associations du pays. Mais ne dit-on pas qu'aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années? Si tel est le cas, la faible communication constatée autour de cette discipline témoigne encore des efforts à déployer pour stimuler l'adhésion des jeunes pour son décollage. A travers une petite enquête réalisée par notre équipe de reportage le vendredi dernier, bon nombre de béninois ne savent pas grande chose de ce jeu. Mais qu'est-ce en réalité l'escrime? Selon le dictionnaire en ligne l'internaute, l'escrime est un sport de combat. Art de toucher un adversaire avec son arme (blanche) sans être touché. Art de manier l'épée, le fleuret ou le sabre. Pour rappel, la pratique des escrimes remonte à l'antiquité et plus précisément en Egypte. Avec les temps modernes, cette pratique va s'améliorer et s'étendre.
Au Bénin les escrimeurs qu'ils soient professionnels ou amateurs, peuvent être comptés au doigt et à l'œil. Ceci se confirme d'ailleurs par la présence d'un seul représentant pour le Bénin aux jeux Olympiques de Rio 2016. Son nom c'est Yèmi APITHY. Ce qui est, avouons le, une première dans cette discipline pour le pays. Mais hélas! Juste après sa participation infructueuse, le jeune sabreur béninois de 27 ans a annoncé ne plus continuer sa carrière internationale. Rappelons que Yèmi APITHY a été double médaillé d'argent au championnat d'Afrique 2014 et 2016. Sa défection laissera sans doute un vide à combler pour une fédération en quête de positionnement.
Aujourd'hui, contrairement aux autres disciplines sportives qui suscitent plus d'engouement avec au premier rang le football, l'escrime manque encore de visibilité chez nous. Nul doute qu’avec l’organisation des différentes compétitions statutaires, des championnats nationaux réguliers et avec plus de moyens, ce sport de combat pourra susciter l'envie de la jeunesse. Et Parlant de jeunesse, il importe de souligner que la FBE a à sa tête un jeune président: Jacques OKOUMASSOUN, journaliste sportif et ex chef service de la division sport de l'ORTB.
Ajoutons qu'à ce jour, malgré son dynamisme pour faire rayonner ce sport, la discipline peine encore à trouver ses marques. Il importe aussi de souligner que, nos tentatives pour le joindre et recueillir ses impressions sur l'état actuel de sa fédération n'ont pas abouti. Mais sûrement avec un peu plus d'abnégation les objectifs seront atteints pour l'épanouissement des potentiels sabreurs béninois encore sous boisseau.
Gildas AZONGNISSOU

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